Héroïne venue d’un temps où l’homme était encore une proie,

Ayla vous transportera à l’aube de la domestication.

Belle, intelligente, courageuse, compassionnelle, suivez-la,

 Plongez-vous ou replongez-vous cet été dans le roman-fleuve de Jean M. Hunter.

Il y a 35 000 ans, après une longue période glaciaire, la Terre commence à se réchauffer. L'homme connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un gigantesque lion des cavernes.

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Elle est sauvée et adoptée par un clan néanderthalien. L'apparence et le comportement d'une enfant sapiens suscitent l'étonnement. Les membres du " clan de l'ours " ont peur de ses dons extraordinaires. Elle prétend chasser comme les hommes, éprouve des sentiments étranges, se bat pour garder son enfant métisse. Ayla sera maudite! "Pars à la recherche de ton peuple", lui a dit Iza, la guérisseuse. Un long voyage solitaire commence, au cours duquel Ayla recueille une pouliche dont elle a tué la mère, puis un lionceau orphelin menacé par des hyènes, qu’elle prénomme Bébé… Extrait: 

Elle approcha sa main du museau de l’animal. Ouille ! Tes petites dents sont drôlement pointues ! Vas-y, ne te gêne pas. Goûte ma main et renifle mon odeur. Comme ça, tu auras moins de mal à t’habituer à moi. C’est moi qui vais être ta mère maintenant, car ta vraie mère ne saurait pas prendre soin de toi. Je ne connais pas très bien les lions des cavernes. Mais cela n’a pas d’importance. Un bébé est un bébé et j’ai déjà élevé une petite pouliche. As-tu faim ? Je ne peux pas te donner de lait. Mais je t’ai préparé un bouillon de viande. […] Elle versa un peu de bouillon gélatineux dans un petit récipient en écorce de bouleau et le plaça sous le museau du lionceau qui avait réussi à se remettre debout. Celui-ci recula en sifflant. Ayla entendit le bruit des sabots de Whinney et, l’instant d’après, la jument pénétra dans la caverne. Effrayé par cet animal de grande taille qu’il ne connaissait pas, le bébé lion se recula en grognant et alla se réfugier entre les jambes d’Ayla. […] Ayla souleva le lionceau et le posa sur ses genoux. Puis elle l’entoura de ses bras et commença à le bercer en chantonnant d’une vois apaisante, comme elle aurait fait pour n’importe quel bébé. […] Rassuré par les caresses d’Ayla, le lionceau fourrait son museau dans les replis de son vêtement, cherchant à téter. […] Comme le lionceau reniflait l’épais bouillon sans y toucher, elle y trempa ses doigts et les fourra dans la gueule de l’animal. Il comprit tout de suite ce qu’on attendait de lui, et comme n’importe quel bébé, se mit à téter. 

 Jean M. AUEL, préhistorienne irréprochable et romancière inspirée nous démontre que, de l’âge du silex à celui de l’atome, les grands sentiments humains n’ont peut-être pas beaucoup changé...