"Je ne vous avais jamais parlé de GAIA…

C'était notre doyen-chat, un des chats les plus âgés de France,

abandonné à l'âge de 23 ans!!!..."

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"Né en 1991, il était la prunelle des yeux de sa mamie, qui le soignait avec amour, et qui était décédée. Mais les enfants n'allaient tout de même pas s'embarrasser de ce petit mignon après le décès de leur mère... pensez donc !  Au diable cet imposteur à 4 pattes, qui allait se permettre d'handicaper une partie de l'héritage avec le coût de son traitement mensuel ! Aux toilettes, le respect de leur maman décédée et de sa dernière volonté envers son petit chat. Balayée d'un revers de main l'empathie envers un petit être âgé qui devait souffrir affreusement de la perte de sa maman et de son déracinement !

 « Allo ? Croc-Blanc? Vous avez 48h pour nous en débarrasser ! »

Céline, notre responsable chats, l'avait donc récupéré, le 21 février 2014.  

Les enfants nous l'avaient "livré" en train, le faisant voyager 2 heures

dans son bac à litière fermé avec du scotch de chantier !

N'était-ce pas la définition parfaite de l'amour ?

Nous avions repris en urgence son traitement que ces indignes enfants avaient cessé de lui donner. Il était resté en doux panier retraite chez nous ... un petit chat merveilleux qui avait réussi à dépasser son traumatisme. Jusqu'au matin où il nous avait quittés dans son sommeil, pour rejoindre sa vraie digne maman…

Elle est triste notre histoire... mais elle met en lumière un aspect de la Protection Animale dont on parle si peu : les abandons d' animaux âges que nous gardons chez nous, tout proches de nous, qui n'ont donc pas leur post d'adoption, qui ne font pas de buzz, et qui nous retournent le cœur. Abandonné à l'âge de 23 ans… C'est le genre de record qui nous écœure ! Un jour viendra où nous créerons des belles maisons de retraite pour ces mamies et papynous qui sont de vrais laissés-pour-compte.

Mais, en attendant, aussi longtemps que des enflures auront la cruauté de dégager des animaux âgés, nous recherchons en permanence des familles définitives pour en sauver un maximum, et les chouchouter jusqu'à la fin... C'est une douceur permanente dont il faut s'équiper, ce sont des traitements à donner, ce sont des soins à prodiguer, c'est une déchirure à laquelle il faut se préparer quand ils partent... Mais, indiscutablement, ils restent à jamais gravés en nous...

Notre vraie part d'humanité est de s'occuper de nos petits vieux.

Alors, si vous disposez d’une petite place pour eux, pour leur redonner une 2ème chance, pour aller les sortir des cages de refuges où ils croupissent ... ce sera une autre façon de réparer un peu les horreurs du quotidien."

Catherine Moutarde

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