"Colombine, je l’avais rencontrée il y a un peu plus d'un an, dans un quartier où je m’occupais de chats libres. Il y avait, non loin de là, un îlot de chats errants qu'une dame nourrissait en cachette, et à qui j' avais proposé de les faire stériliser. Mais elle avait refusé de me montrer où ils se cachaient. Ils étaient maltraités par un homme de service de la résidence, et j'avais  averti l'agence de location que j'allais déposer plainte, et que si ces chats gênaient, il existait des solutions, dont la stérilisation, en accord avec le Maire. L'agence est intervenue auprès du gardien, mais n'a rien fait pour les chats. Puis, une mère a mis bas des petits, que j'ai retrouvés écrasés. Il ne restait donc plus que celle-ci, avec sa mère ! Il y eut une série d'empoisonnements. Trois des miens ont succombé. J’ai alors réussi à attirer la mère et sa petite, de l'autre côté, dans l'égout...

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Parfois, elles squattaient le jardin d'un monsieur avec lequel je parlais le matin, car je m'occupais aussi d' une portée dans une impasse, un peu plus loin. La mère de Colombine s'en est retournée, quand sa fille fut sevrée. Colombine séjournait dans l'égout, où j'ai commencé à la nourrir. Un matin, en arrivant, j'ai vu sa mère gisant sur le parking d’en face... J'ai emmené sa dépouille à la clinique vétérinaire. Un peu dégoutée d'agir dans ce quartier, pour finir par les ramasser morts, je me suis alors contentée de nourrir Colombine. Le monsieur m'a dit qu'elle était souvent dans son jardin. Donc, afin qu'il ne se retrouve pas avec une portée de chatons, j'ai décidé de la faire stériliser, et je lui ai téléphoné pour savoir s’il accepterait que je lui mette un abri dans son jardin, afin de l'implanter là, plus en sécurité. Cela me faisait si mal au cœur de la relâcher devant son égout! Colombine s'était avérée extrêmement craintive, mais pas agressive, pendant sa convalescence. J'avais un nœud au ventre en la relâchant. Deux jours plus tard, de retour de déplacement, le monsieur m'a appelée, pour me dire qu'il était d'accord. J'ai vite fabriqué un abri avec une grande caisse en polystyrène entourée de papier bulle et d'un gros plastique. J'ai mis un bon grand coussin dedans, avec une couverture, et je suis allée placer le tout sous sa une petite véranda. Le monsieur a déménagé toutes ses plantes pour lui faire de la place en bas de l'escalier, et il a calé l’installation avec une jardinière pour la rendre stable.

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Puis il a pris l'habitude de lui mettre une assiette de restes, à portée.

Et moi, le matin je ne la trouvais plus dans l'égout!

Et quand je retournais voir mon Totso de l'autre côté, je la voyais manger!

Un soir, ce monsieur m'a téléphoné pour me dire qu'il y avait des pattes de chat dans l'abri, et qu'elle le guettait quand il mettait de la nourriture. Je lui ai alors conseillé de la proposer toujours à la même heure, quand  il m’a dit qu'il aimerait bien qu'elle s'habitue à lui, même s’il ne peut pas la rentrer, étant trop souvent absent. Nous avons également convenu qu'il me préviendrait quand il part plusieurs jours, afin que je lui en mette plus, et qu'il allait lui acheter  des croquettes.

Cela fait vraiment plaisir d'aider quand ça se passe comme ça !

 Et je suis tellement soulagée pour cette petite rescapée

qui n'a pas demandé à naître dans la rue et qui est maintenant si bien installée."

Célia

 

Bravo, chère Célia, on partage votre bonheur!

=^..^=artine