Mon chat est coincé sur un toit

Nous étions en famille dimanche dernier. Chanel n’aime pas les visites et préfère disparaitre. Dimanche 18heures,  Chanel réapparait sur le toit voisin. Elle y a passé toute la journée. 22 heures, elle est toujours coincée sur ce toit, répondant à chacun de mes appels, par un miaulement déchirant.  J’espère, en faisant semblant d’y croire, qu’elle finira bien par descendre. Je ne peux m’empêcher de lui prodiguer ce que je crois être des encouragements. Mais je me rends compte que ceci ne fait que créer dans son esprit une pensée-angoisse. L’appât des croquettes ne marche pas non plus. Nous nous trouvons toutes deux empêtrées dans un cercle vicieux. Je m’énerve, écartelée entre l’envie de l’aider et celle de laisser tomber, d’attendre la nuit pour qu’elle en profite, et descende. Mais c’est finalement la crainte des plaintes du voisinage qui l’emporte. Va-t-elle miauler à la mort toute la nuit ? C’est dit. Je vais chercher notre grande échelle. Sans trop d’espoir. Chanel est une chatte stressée (adulte mais c…, nous aurons l’occasion d’en reparler). L’échelle une fois installée, je m’éclipse. Et c’est là qu’à mon grand soulagement, le miracle s’accomplit : Elle comprend immédiatement le principe - ce qui n’est pas le cas de tous les chats-  elle descend, se jette sur sa gamelle puis monte s’enrouler en couronne de boulanger sur son coussin.

Quelles généralités tirer de ce petit épisode ?

Les chats sont des grimpeurs expérimentés et n’ont pas le vertige. Leurs griffes leur permettent de bonnes prises et leur queue fait office de balancier. Ils peuvent en toute sécurité donner libre cours à leur curiosité et à leur goût pour la chasse. Les arbres et les toits leur offrent également des refuges très appréciables. D’en haut, ils peuvent surveiller tout à loisir les dangers et se mettre aussi longtemps que nécessaire hors de portée et de vue des importuns. Cela peut durer très longtemps, si longtemps que nous les croyons coincés. Dès le calme revenu, ils sauront pourtant pratiquer, avec autant d’aisance l’art de la descente que celui de la grimpe.  A reculons comme un ours, ou tête en avant si le trajet à parcourir n’est pas trop long. Laissez donc de la nourriture au sol et partez.

Faites preuve de patience, le chat descendra le plus souvent de lui-même : On n’a jamais trouvé de dépouille de chat sur un toit ! Evitez le collier, régulièrement responsable de strangulations !!!  Ne vous acharnez pas à appeler le chat, ne provoquez surtout pas d’attroupement, vous ne feriez que renforcer son stress. Réfléchissez également avant d’alerter les pompiers. Il ne s’agit pas d’un sauvetage comme dans le cas d’un incendie ou d’une noyade. Et ne leur en veuillez pas s’ils refusent. Cela n’entre pas dans leurs fonctions. Cependant et par chance, un capitaine des pompiers pourra décider d’en profiter pour initier une manœuvre, sortir la grande échelle et utiliser une longue perche. Mais, les ¾ du temps, lorsqu’on arrive à atteindre le chat, celui-ci préfère sauter de lui-même. Un chat sait tomber de très haut sans dommage. Sachez que vous pouvez avoir affaire à un récidiviste…  

Restent les cas plus particuliers du chaton ou du chat inexpérimenté vivant en secteur urbanisé. Si le chat a trouvé précipitamment et sous le coup de la frayeur refuge dans un arbre, il est plus que probable qu’il ne trouvera pas facilement la solution pour en redescendre. Il faudra alors, dans certains cas critiques, faire appel à la prestation rémunérée d’une entreprise d’élagage ou d’un couvreur.

Ne manquez pas de suivre nos publications : vous y retrouverez la belle Chanel qui, de par son vécu et sa personnalité complexes résume à elle seule bon nombre de sujets de questionnements à propos du comportement des chats.

 

 

Bonne lecture et à bientôt.

=^..^=artine

 

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